Anna Moï

Anna Moï fled her native Vietnam in 1972 when she was seventeen. She returned twenty years later, after spending significant time in Paris, as well as Tokyo and Bangkok. Anna Moï currently divides her time between Vietnam and France, when she isn’t busy traveling elsewhere. Her written work is not limited to a single genre, and it is not limited to a particular geographical area. For instance, her 2008 publication of a journal chronicling a year in her life features chapters that are named after cities, especially Paris and Saigon, but also Bombay, Rome, Los Angeles, and Guadalajara, among others. Her career as a published writer began with a collection of short stories titled L'écho des rizières in 2001. She completed a second collection of short stories, Parfum de pagode, in 2003, and then published three novels, Riz noir (2004), Rapaces (2005), and Violon (2006). She is also the author of a 2006 book-length essay on language and identity (Espéranto, désespéranto: La francophonie sans les Français), and was a contributor to the 2007 collective volume Pour une littérature-monde as well as a signatory of the eponymous manifesto that argued in favor of a new conception of “world-literature in French.” Anna Moï’s creative work is not limited to her innovations on the written page; she is a well-known fashion designer who has worked with such names as Agnès B. and runs her own boutique. In addition, she is a trained soprano who enjoys performing solos as well as participating in chorales. Her writing owes much to her musical sensitivities, both in content and style. Our interview took place in her apartment on the outskirts of Paris.

Anna Moï a fui son Vietnam natal en 1972 à l’âge de 17 ans. Elle y est retournée vingt ans plus tard, après avoir passé un temps significatif à Paris, ainsi qu’à Tokyo et à Bangkok. Anna Moï vit actuellement entre le Vietnam et la France lorsqu’elle n’est pas en train de voyager ailleurs dans le monde. Son œuvre ne se limite pas à un seul genre, ni à une aire géographique particulière. Par exemple, son livre publié en 2008 consiste en un journal qui fait la chronique d’une année dans sa vie ; il contient des chapitres portant des noms des villes, surtout Paris et Saigon, mais aussi Bombay, Rome, Los Angeles et Guadalajara, parmi d’autres. Sa carrière d’écrivaine a commencé avec la parution, en 2001, d’un recueil de nouvelles : L’écho des rizières. Un deuxième recueil de nouvelles, Parfum de pagode, a vu le jour en 2003, suivi de la publication de trois romans : Riz noir (2004), Rapaces (2005) et Violon (2006). Elle est également l’auteure d’un essai sur la langue et l’identité, publié en forme de livre en 2006 : Espéranto, désespéranto: La francophonie sans les Français. Elle a contribué au volume collectif publié en 2007 sous le titre Pour une littérature-monde et elle compte parmi les signataires du manifeste éponyme qui argumente en faveur d’une nouvelle conception de la « littérature-monde en français ». Le travail créateur d’Anna Moï ne se limite pas à ses innovations à l’écrit ; elle est connue en tant que créatrice de mode, ayant travaillé avec des stylistes comme Agnès B., et elle dirige sa propre boutique. En plus, elle a une formation de musicienne qui chante des solos pour soprano et participe à des chorales. Son écriture doit beaucoup à sa sensibilité musicale. Notre entretien a eu lieu dans son appartement à la périphérie de Paris.