Évelyne Accad

Évelyne Accad was born in Beirut, Lebanon where she received an early education in French and began university studies. Her academic career then took her to the United States, where she obtained a doctorate in comparative literature at Indiana University, Bloomington in 1973. The following year, she became a professor of French and comparative literature at the University of Illinois, Urbana-Champaign, where she remained on the faculty until her retirement in 2004. She also held a position at the Lebanese American University. In addition to her scholarly articles, Accad has written novels and personal essays devoted to critical explorations of the intersections of women and war, paying special attention to questions of feminism and the role of women in the Arab world. L’Excisée (1982), her first novel, takes a stance against the practice of female excision. Blessures des mots: Journal de Tunisie (1993) provides a firsthand account of Accad’s involvement with groups committed to women’s human rights in Tunisia. Published in the same year, Des femmes, des hommes et la guerre is a comparative study of depictions of gender differences and sexuality in works of fiction focusing on the Middle East. Voyages en cancer (2002) contains poignant reflections on the author’s own experience with breast cancer. Another novel, Coquelicot du massacre (1988), is set in Lebanon during the war; this poetic work is accompanied by a series of songs that Accad composed when confronted with the horrors of violent conflict in her native land. While she often travels to the United States and Lebanon, Évelyne Accad now spends the majority of her time in the apartment she has long owned in the 18th arrondissement of Paris. This is where we met for our interview.

Évelyne Accad est née à Beyrouth, au Liban, où elle a été scolarisée en français et où elle a commencé ses études universitaires. Sa carrière universitaire l’a amenée aux Etats-Unis où elle a obtenu un doctorat en littérature comparée à l’Université d’Indiana à Bloomington en 1973. L’année suivante, elle est devenue professeure de français et de littérature comparée à l’Université d’Illinois, Urbana-Champaign où elle a été membre de la faculté jusqu’à sa retraite en 2004. Elle possédait également un poste à la Lebanese American University. En plus de ses articles scientifiques, Évelyne Accad a écrit des romans et des essais personnels dévoués à l’exploration critique des intersections qui apparaissent dans la relations des femmes avec les guerres, en portant une attention spécifique aux enjeux du rôle des femmes dans le monde arabe. Son premier roman, L’Excisée (1982), prend position contre les pratiques de l’excision féminine.  Son livre intitulé Blessures des mots : Journal de Tunisie (1993) présente un témoignage de première main sur l’engagement de l’écrivain au sein des groupes dévoués aux droits des femmes en Tunisie. Publiée la même année, l’étude comparative qui porte le titre Des femmes, des hommes et la guerre se penche sur les représentations des différences de genre et de sexualité dans des ouvrages de fiction situés au Moyen Orient. Ensuite, Voyages en cancer (2002) contient des réflexions poignantes d’Évelyne Accad sur sa propre expérience du cancer du sein. Un autre roman, Coquelicot du massacre (1988), se déroule au Liban pendant la guerre ; cet ouvrage poétique est accompagné d’une série de chansons qu’Accad a composées lorsqu’elle se trouvait confrontée aux horreurs des conflits violents dans son pays natal. Bien qu’elle voyage souvent aux Etats-Unis et au Liban, Évelyne Accad passe désormais l’essentiel de son temps dans l’appartement qui lui appartient depuis belle lurette, dans le 18ème arrondissement de Paris. C’est à cet endroit que nous nous sommes rencontrées pour notre entretien.