Brina Svit

Brina Svit was born in Ljubljana, now the capital city of Slovenia, and moved to France in 1980 when she was in her mid-twenties. Svit worked as a correspondant for the Slovenian press in Paris and she also served as a translator. She composed her first books in her native Slovenian, two of which came out in French translation under the titles Con brio (1999) and Mort d’une prima donna slovène (2001). Then, in the summer of 2001, she wrote a short story in French titled “L’été où Marine avait un corps” that was published in a special supplement to the newspaper Le Monde. This experience inspired her to continue writing in this adopted tongue, and the result was her first French-language novel, Moreno (2003). She has gone on to publish a variety of novels, including Un cœur de trop (2006), Coco Dias ou la Porte Dorée (2007), Une nuit à Reykjavik (2011), and Visage slovène (2013). Svit has also published an essay in the 2007 collective volume Pour une littérature-monde, as well as a short personal text in 2009 titled Petit éloge de la rupture. She continues to publish chronicles and articles for a daily newspaper in Slovenia, but Svit’s creative work is not limited to texts that exist in print; she has composed two plays for the radio station France Culture and she has directed several short films. This background in visual media is evident in her innovative insertion of her own photographs in her evocative aforementioned literary text titled Visage slovène.

Brina Svit est née à Ljubljana, capitale actuelle de la Slovénie. Elle s’est installée en France en 1980 lorsqu’elle avait une vingtaine d’années. Travaillant comme correspondante pour la presse slovène à Paris elle a aussi œuvré comme traductrice. Elle a composé ses premiers livres en langue slovène, dont deux ont été publiés en français sous les titres Con brio (1999) et Mort d’une prima donna slovène (2001). C’est pendant l’été 2001 qu’elle a écrit une nouvelle directement en français : « L’été où Marine avait un corps », publié dans un supplément spécial du quotidien Le Monde. Cette expérience l’a incitée à continuer à écrire dans cette langue adoptive. Elle a publié une variété de livres écrits en français : Moreno (2003) ; Un cœur de trop (2006) ; Coco Dias ou la Porte Dorée (2007) ; Une nuit à Reykjavik (2011) ; Visage slovène (2013). Brina Svit a aussi publié un essai dans le volume collectif intitulé Pour une littérature-monde (2007) ainsi qu’un texte touchant et personnel publié dans une collection chez Folio : Petit éloge de la rupture (2009). Elle continue à publier des chroniques et des articles pour un journal en Slovénie, mais son travail ne se limite pas à des textes imprimés ; elle a composé deux pièces pour la station de radio France Culture et réalisé plusieurs courts métrages. Ces expériences avec les médias visuels sont évidentes à travers l’insertion innovatrice de photographies dans son texte littéraire évocateur intitulé Visage slovène. Notre entretien a eu lieu dans l’appartement de Brina Svit, dans le 12ème arrondissement de Paris.